Art-thérapie à Dinard
Projet de 2017 à 2020
85 bénéficiaires
Dinard

De l’art-thérapie sur prescription médicale
HELEBOR a permis d’améliorer la prise en charge et l’accompagnement des personnes gravement malades en soins palliatifs.
Projet mené en partenariat avec l’Hôpital Arthur Gardiner
Ce projet consistait à proposer des séances d’art-thérapie, sur rendez-vous, aux personnes en soins palliatifs hospitalisées dans le service de soins de suite et réadaptation.
Les séances étaient vivement recommandées par le médecin responsable du service.
Catherine Apelbaum, art-thérapeute, rencontrait les personnes pour préparer avec elles un protocole thérapeutique basé sur l’écoute musicale ou les arts plastiques, en fonction de leur goût et préférence, et aussi de leur état de santé. 476 séances ont ainsi eu lieu, en individuel ou en binôme avec un proche.
Deux modules “art-thérapie” ont également été intégrés à une formation interne sur les soins palliatifs pour les soignants.
Chaque séance a été organisée en fonction des rendez-vous des patients et de leurs soins.
Les séances étaient vivement recommandées par le médecin responsable du service.
Catherine Apelbaum, art-thérapeute, rencontrait les personnes pour préparer avec elles un protocole thérapeutique basé sur l’écoute musicale ou les arts plastiques, en fonction de leur goût et préférence, et aussi de leur état de santé. 476 séances ont ainsi eu lieu, en individuel ou en binôme avec un proche.
Deux modules “art-thérapie” ont également été intégrés à une formation interne sur les soins palliatifs pour les soignants.
Chaque séance a été organisée en fonction des rendez-vous des patients et de leurs soins.
Les bénéficiaires
→Les personnes âgées de 60 à 80 ans, prises en charge et accompagnées en soins palliatifs
→Leurs proches
→Les soignants
→Leurs proches
→Les soignants


L’art-thérapie en lits identifiés en soins palliatifs
Discipline paramédicale utilisant le processus artistique et s’appuyant sur les capacités physiques, sociales et mentales de la personne à des fins thérapeutiques, notamment pour favoriser l’expression et la communication.
“J’ai fait écouter Que serai-je sans toi de Jean Ferrat à une dame qui ne montrait aucun signe de conscience et ne réagissait pas quand je lui parlais. Pourtant, à l’écoute de cette chanson, elle a eu un large sourire. Son sourire a illuminé son visage, et sa respiration s’est amplifiée. Cette dame a pris du plaisir à entendre ce chanteur, cette chanson, à ce moment-là.” Catherine Apelbaum, art-thérapeute
“Nous oublions souvent la notion de plaisir dans les soins. Mais c’est essentiel. En art-thérapie, un signe, une expression d’un patient signifie que ce dernier se propulse ailleurs, au-delà de sa réalité immédiate : à un moment précis, il est donné au patient la possibilité de lâcher, de poser quelque chose.”
Catherine Apelbaum
Art-thérapeute
Les bienfaits
L’art-thérapie permet de replacer la personne gravement malade en situation d’acteur, et de l’aider à recouvrer, améliorer, maintenir ses capacités d’expression, de communication et de relation.
Pour les personnes gravement malades
- Régulation des émotions
- Regain de vitalité
- Meilleur appétit après la séance
- Amélioration de l’humeur et des interactions avec les proches et le soignants
- Majoration de la détente, du plaisir de l’instant
- Réduction des manifestations psychocorporelles dues à l’anxiété
- Affirmation des goûts, du style, des besoins, des envies
Pour les proches
- Surprise de la découverte de certains goûts musicaux insoupçonnés de son proche malade
- Besoin de verbaliser leurs émotions face aux réactions positives de leur proche malade
Pour les professionnels
- Échanges différents avec les patients, autour de leur production, qui permettent d’avoir une vision globale de leur personnalité et d’améliorer la qualité de leur prise en charge.
- Facilitation du travail pluridisciplinaire et de la cohésion d’équipe
Reportage à Dinard
HELEBOR soutien l’art-thérapie
Témoignage d’un médecin référent soins palliatifs
Nous, on est dans les soins, les rapports douloureux. L’art-thérapeute, elle, est dans le plaisir. Et les patients n’en ont pas trop, de plaisirs. En cette matière, il y a un gros vide !
La solitude des patients, ça génère de l’angoisse. L’art-thérapie pour les patients qui n’ont pas de visite, c’est un plus évident.
Cette approche culturelle leur permet de continuer à vivre tout simplement, jusqu’au bout.
La solitude des patients, ça génère de l’angoisse. L’art-thérapie pour les patients qui n’ont pas de visite, c’est un plus évident.
Cette approche culturelle leur permet de continuer à vivre tout simplement, jusqu’au bout.
Nous on n’est pas sur le même mode relationnel. C’est une approche complémentaire. Et puis les patients ne sont pas forcément sensibles à l’art, n’en ont pas l’expérience, n’ont pas eu accès à une activité artistique, et finalement il y a une découverte et voilà que jusqu’aux derniers jours de sa vie le patient va se faire plaisir et découvrir.
La parole n’est pas la même, ils vont exprimer des choses particulières à travers l’art et c’est différent du travail avec la psychologue. Et puis il y a la notion de rencontre.
Une patiente m’a dit : « Non, c’est pas la peine de me mettre de la musique, on s’est trouvées toutes les deux et sans elle [l’art-thérapeute] ça ne sert à rien ».
Jusqu’au dernier moment il y a des choses qui peuvent vibrer et c’est dans le vivant. Il y a aussi l’attente du rdv. Un patient en parle beaucoup et sait le jour, l’heure et apprécie que ce soit convenu ensemble en fonction de sa journée et des visites. Il anticipe le rdv. Ça permet cet espace d’attente qui nourrit aussi. Il ne pense pas à autre chose quand il l’attend.
La parole n’est pas la même, ils vont exprimer des choses particulières à travers l’art et c’est différent du travail avec la psychologue. Et puis il y a la notion de rencontre.
Une patiente m’a dit : « Non, c’est pas la peine de me mettre de la musique, on s’est trouvées toutes les deux et sans elle [l’art-thérapeute] ça ne sert à rien ».
Jusqu’au dernier moment il y a des choses qui peuvent vibrer et c’est dans le vivant. Il y a aussi l’attente du rdv. Un patient en parle beaucoup et sait le jour, l’heure et apprécie que ce soit convenu ensemble en fonction de sa journée et des visites. Il anticipe le rdv. Ça permet cet espace d’attente qui nourrit aussi. Il ne pense pas à autre chose quand il l’attend.
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