David Smetanine, sportif au grand cœur
Le 13 avril dernier, parmi les 60 000 participants du Marathon de Paris 2026 se trouvait un coureur pas tout à fait comme les autres. En fauteuil roulant, David Smétanine a traversé la capitale en 3h57, parcourant en réalité près de 45 km à force de dépassements sur les extérieurs du parcours, pour se frayer un passage dans la foule.
Bien plus qu’un simple exploit sportif car derrière le dossard, financé en moins de 36 heures, il y avait une cause : son engagement pour HELEBOR, et l’accompagnement des patients en soins palliatifs.
Bien plus qu’un simple exploit sportif car derrière le dossard, financé en moins de 36 heures, il y avait une cause : son engagement pour HELEBOR, et l’accompagnement des patients en soins palliatifs.
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45 km pour une cause
Pour se préparer au marathon, David a alterné séances en piscine et sorties sur route pendant plusieurs mois, avant d’accélérer la cadence à partir de février. Le jour J, il s’est élancé aux côtés de Clara, une amie kinésithérapeute.
Les derniers kilomètres, particulièrement éprouvants, ont exigé de lui un effort intense des bras pour passer les dénivelés. Ses mains, qui fatiguent vite à l’effort, ont tenu. Une expérience qu’il décrit comme suspendue dans le temps, ponctuée de rencontres inattendues, de félicitations de parfaits inconnus, émus par son geste.
« C’est aussi une responsabilité de s’engager. Des causes sont belles et nobles, et quand on peut les soutenir, même quand c’est dur, c’est un beau symbole. » — David Smétanine
Les derniers kilomètres, particulièrement éprouvants, ont exigé de lui un effort intense des bras pour passer les dénivelés. Ses mains, qui fatiguent vite à l’effort, ont tenu. Une expérience qu’il décrit comme suspendue dans le temps, ponctuée de rencontres inattendues, de félicitations de parfaits inconnus, émus par son geste.
« C’est aussi une responsabilité de s’engager. Des causes sont belles et nobles, et quand on peut les soutenir, même quand c’est dur, c’est un beau symbole. » — David Smétanine

Un champion né dans l’adversité
Pour comprendre David Smétanine, il faut remonter à 1995. Sur la route entre Grenoble et Chambéry, sa voiture dérape. Il est éjecté par la fenêtre. Sauvé de justesse, il ressort de l’accident avec une tétraplégie partielle : ses mains sans force véritable, ses jambes sans coordination suffisante pour des battements de pieds. Sa vie bascule à 21 ans.
« Le sport, c’est avant tout la santé. Redonner du baume au cœur des gens qui ne font plus de sport, revaloriser le sport comme un outil thérapeutique. »
Avant cet accident, David nageait déjà. Il reprend l’eau avec une détermination qui finira par faire de lui l’une des figures les plus titrées du handisport français : six participations aux Jeux paralympiques, de ses débuts à Athènes en 2004 jusqu’aux Jeux de Paris 2024. Son palmarès compte 13 médailles européennes et 10 mondiales. C’est aux Jeux de Pékin, en 2008, qu’il connaît la consécration avec quatre médailles, deux en or et deux en argent, faisant de lui le Français le plus médaillé de ces Jeux.
“Le sport peut redonner du baume au cœur, même à ceux qui ne peuvent plus bouger ou qui sont en fin de vie. HELEBOR, c’est pour moi l’occasion d’apporter du bonheur aux gens.”

David Smetanine
Interview après le marathon de Paris 2026

Le déclic après l’hôpital
Derrière l’athlète se cache un homme profondément sensible à l’épreuve du handicap. Un de ses meilleurs amis, athlète de haut niveau qu’il admirait profondément, a été emporté par un cancer généralisé, une tumeur de 28 centimètres derrière le poumon. « C’était une force de la nature. Ça a été une inspiration pour moi. ».
Cette proximité avec le handicap, David la porte depuis longtemps. Passé par les centres de rééducation, engagé auprès du fonds de dotation du CHU de Grenoble, il a côtoyé des hommes et des femmes traversant des épreuves de vie extraordinaires. « Quand on a un handicap, on est plus sensible que d’autres personnes à la difficulté, à la maladie. »
Son rapport aux hôpitaux est profond et intime. C’est le directeur du service des Urgences de Grenoble qui l’a, dit-il, « récupéré » après son accident. En lui demandant une seule chose en retour : s’engager pour l’institution. « J’ai été un grand chanceux. Ma carrière a été sauvée par des chirurgiens, des médecins. Je leur suis très redevable. Alors, quand je peux faire changer le regard des gens sur l’hôpital, je le fais. » Une conviction que son père, touché par un problème de santé en 2025, a su résumer avec émotion : « Mon fils, tu as raison. Je suis fier que tu t’engages. »
Son rapport aux hôpitaux est profond et intime. C’est le directeur du service des Urgences de Grenoble qui l’a, dit-il, « récupéré » après son accident. En lui demandant une seule chose en retour : s’engager pour l’institution. « J’ai été un grand chanceux. Ma carrière a été sauvée par des chirurgiens, des médecins. Je leur suis très redevable. Alors, quand je peux faire changer le regard des gens sur l’hôpital, je le fais. » Une conviction que son père, touché par un problème de santé en 2025, a su résumer avec émotion : « Mon fils, tu as raison. Je suis fier que tu t’engages. »





Un engagement né pendant les Jeux
C’est à l’occasion des Jeux de Paris 2024 qu’HELEBOR a contacté David Smétanine, avec une idée simple : faire de lui une figure sportive inspirante pour les patients hospitalisés en soins palliatifs. Un athlète qui incarne le dépassement de soi, pour redonner du sens et de l’élan à ceux qui sont touchés par la maladie.
Champion paralympique, il a bouclé le Marathon de Paris 2026 en fauteuil roulant pour soutenir HELEBOR et les soins palliatifs.
David n’a pas hésité longtemps. La démarche était cohérente avec un engagement déjà ancré : des années de soutien à la recherche contre le cancer, des interventions auprès de patients en cancérologie :
« HELEBOR, c’est pour moi l’occasion d’apporter du bonheur aux gens. »
Les soins palliatifs, l’accompagnement de ceux qui ne peuvent plus faire de sport : tout cela lui parle intimement. Il se souvient d’une visite dans un EHPAD, pendant les Jeux, où il a remis une médaille à une résidente qui venait de fêter ses 101 ans. « Il y a un lien fort entre les patients et le sport. » Le sport peut redonner du baume au cœur, même à ceux qui ne peuvent plus bouger ou qui sont en fin de vie.«
« HELEBOR, c’est pour moi l’occasion d’apporter du bonheur aux gens. »
Les soins palliatifs, l’accompagnement de ceux qui ne peuvent plus faire de sport : tout cela lui parle intimement. Il se souvient d’une visite dans un EHPAD, pendant les Jeux, où il a remis une médaille à une résidente qui venait de fêter ses 101 ans. « Il y a un lien fort entre les patients et le sport. » Le sport peut redonner du baume au cœur, même à ceux qui ne peuvent plus bouger ou qui sont en fin de vie.«
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